Ceux qui contestent encore le phénomène devront en porter la responsabilité (Mr Claude Allègre par exemple). Les températures globales sur terre sont en hausse et le réchauffement va se poursuivre. Dans quelles proportions, avec quelles conséquences, les modèles divergent... Mais est-ce une raison suffisante pour ne rien faire ? Les inerties climatiques sont telles qu'il est de toute façon peut-être déjà trop tard; mais si à bord de notre voiture nous fonçons droit dans le mur est-ce une raison pour ne pas freiner, pour au contraire accélérer ?
Bien sûr chaque individu peut, à son échelle, agir. Les moyens sont connus. Mais si les gouvernements ne décident rien, l'action individuelle se révélera insuffisante, largement insuffisante. Or les décisions à prendre (s'acheminer par exemple vers une énergie payée à son vrai coût, son coût de demain qui doit être anticipé pour éviter des convulsions sociales majeures) sont tellement a-priori "impopulaires", que l'on peut douter que nos hommes et nos femmes politiques aient le courage suffisant, qu'ils acceptent de penser et d'agir pour le long terme, pour des conséquences qui ne profiteront ni à eux-mêmes ni à leur électeurs.
Lisons donc de près les programmes présidentiels des différents candidats, soyons exigeants pour le long terme et non pour l'immédiat (et le médiatique... qui souvent se confondent), méfions-nous des idées "écologistes" trop simplistes (sortir du nucléaire par exemple... alors qu'il est un des moyens de réduire nos émissions de gaz carbonique... sinon quoi ? Le retour aux centrales à charbon ???) et n'attendons pas les premières catastrophes majeures pour agir.
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